Augustine Ndiaye, fondatrice et directrice de Fack, initiative pionnière de lutte contre la désinformation en Afrique, alerte sur une dérive inquiétante : l’utilisation massive de l’intelligence artificielle pour propager de fausses informations sur le continent. Dans un post publié sur LinkedIn, elle décrypte un cas récent et révélateur : une vidéo générée par IA annonçant la construction d’un aéroport fictif au Burkina Faso, massivement partagée sur X sans aucune modération. Son analyse met en lumière l’exposition disproportionnée de l’Afrique à la désinformation automatisée et l’absence criante de régulation adaptée au contexte africain. Med.IA Lab relaie ci-dessous l’intégralité de sa réflexion, courte mais essentielle pour tous ceux qui œuvrent pour la démocratie numérique et l’éducation aux médias sur le continent.
Voici le post LinkedIn complet d’Augustine Ndiaye :

« 📣 Quand l’intelligence artificielle devient un accélérateur de désinformation en Afrique
« Ce qui serait immédiatement signalé ailleurs devient viral ici. »
Sur les réseaux sociaux, et notamment sur X, des vidéos générées par intelligence artificielle circulent librement, sans contexte, sans vérification, et souvent sans aucune modération efficace.
Dernier exemple en date :
une vidéo affirmant la construction d’un nouvel aéroport au Burkina Faso.
➡️ Information fausse, mais massivement partagée.
➡️ Vidéo générée par IA, comme l’indique clairement la mention Sora.
Ce type de contenu n’est pas anodin. Il révèle un problème structurel :
↪️ une porosité extrême des plateformes à la désinformation,
↪️ une incapacité persistante à détecter les contenus IA trompeurs,
↪️ et une exposition disproportionnée des pays africains à ces manipulations.
🔴 L’absence de règles claires et adaptées au contexte africain crée un double danger :
– d’un côté, une désinformation industrielle, automatisée et virale ;
– de l’autre, une perte de confiance durable dans l’information numérique.
Pour celles et ceux qui travaillent sur la régulation des plateformes, l’éducation aux médias et la démocratie numérique, ces dérives doivent être prises au sérieux.
La question n’est plus si l’IA est utilisée pour manipuler, mais combien de temps nous tolérerons cette absence de garde-fous. »
Suivez Augustine sur Linkedin via ce lien https://www.linkedin.com/in/fakt/


